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Une deuxième vie pour des petits articles diffusés sur Radio 16 dans l'émission "Les Rendez-vous d'Uranie". ... Et finalement, quelques autres travaux sur l'astronomie.

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ETOILES FILANTES ET AUTRES METEORES

Si on a aujourd’hui une idée de ce que sont les étoiles filantes, il faut se dire que pendant toute une partie de l’histoire de l’Humanité, cela n’a pas été le cas. Comment distinguer, en effet, ces phénomènes des autres manifestations aériennes ou célestes au sens large, c’est à dire qui se passent dans le ciel ? D’autant plus que les étoiles filantes se voient la nuit, alors que les repères visuels sont absents.

Ces fascinantes manifestations ont donc été très largement assimilées à des signes divins.

Ce n’est qu’aux environs du XIXème siècle qu’une explication apparaît : D’abord, ce ne sont pas des étoiles : leur fugacité s’oppose à la pérennité des autres astres. Ensuite, à observer leur vitesse, on comprend que ce qui se passe dans le ciel est très près de nous. L’idée d’une atmosphère entourant la Terre commence à être bien intégrée, son épaisseur à peu près connue, tout comme la notion d’échauffement d’un corps qui la parcourre à très grande vitesse.

L’étoile filante devient alors un objet d’origine extra-terrestre qui traverse l’atmosphère avec une trajectoire tangente à la Terre, s’échauffe jusqu’à devenir visible, et ressort pour continuer son errance dans l’infini de l’Espace …

C’est à peu près l’explication qui reste couramment fournie dès qu’on parle d’étoiles filantes.

C’est d’ailleurs la définition que donne le dictionnaire Larousse de l’astronomie dans son édition de 1982. Sans entrer davantage dans les détails, il semble qu’une précision doit être apportée pour comprendre correctement le phénomène : Lorsqu’on voit une étoile filante traverser le ciel nocturne, ce n’est pas le petit grain de matière chauffé à blanc que nous voyons – il est beaucoup trop petit pour cela : la plupart du temps, l’objet a la taille d’une  poussière et se déplace à une altitude moyenne d’une centaine de kilomètre! -, mais une sorte de tube de molécules de gaz formé par le passage de la météorite, et ce tube est rendu visible parce que les molécules qui le composent sont excitées au niveau atomique, ionisées, par le choc provoqué.

Une étoile filante, c’est donc du gaz devenu lumineux durant un court instant !

Ceci précisé, il nous reste à savoir d’où viennent ces petits grains de l’Espace. On a pu établir qu’ils étaient liés aux passages de comètes ; celles-ci laissant dans leur très large sillage à travers le Système solaire des poussières que la Terre, dans sa course annuelle autour du Soleil, traverse régulièrement.

Ainsi, les étoiles filantes baptisées Êta Aquarides, visibles entre le 19 avril et le 28 mai tous les ans à raison d’une cinquantaine par heure dans les bonnes périodes proviennent de la célèbre comète de Halley.

Les Perséides, appelées aussi « larmes de Saint Laurent » parce que leur activité est située typiquement au jour de la Saint Laurent, soit le 11 août, sont liées au passage de la comète Swift-Tuttle. C’est une période de l’année bien connue pour ses ciels animés, à tel point que le collectif d’organisation des Nuit des étoiles a choisit ce moment, depuis 1991, pour organiser cette grande manifestation publique.

Les plus fines poussières cométaires, de taille inférieure à 0,1 mm, sont trop peu massives pour traverser l’atmosphère à grande vitesse. Elles sont freinées sans produire d’étoile filante et restent en suspension dans l’air.

Si ces particules ne nous offrent pas de spectacle, elles n’en attirent pas moins l’intérêt des astronomes. Les comètes se seraient constituées aux premiers âges du Système solaire et n’auraient pas évolué depuis 4,7 milliards d’années. Les fines particules ne sont pas altérées par la friction avec l’atmosphère terrestre puisqu’elles restent en suspension. On peut donc penser qu’il s’agit de matière originelle riche en informations sur le Système solaire à ces débuts. Pour analyser cette matière, on équipe des avions de petits écrans de paraffine qui vont piéger les petits grains en volant à très haute altitude. La NASA utilise le fameux avion-espion U2 à cet effet (son usage scientifique était sa destination officielle lors de la sortie des premiers modèles). 

Tous les astres fugitifs que nous voyons briller la nuit ne sont pas produits que par des fines poussières cométaires. Certains objets sont plus importants, à tel point qu’ils sont visibles de jour, certains même, produisent une déflagration audible. On parle alors de bolides.

Exceptionnellement, ces objets peuvent être très gros : On a trouvé la plus grosse météorite en Afrique du Sud, à Hoba, en 1920 ; elle pesait 60 tonnes ! c’était une météorite composée essentiellement de métal – de fer et de nickel – d’où sa classification dans une famille appelée  « sidérites »(siderôs grec : fer). Ces sidérites sont souvent les plus lourdes ; leur poids moyen est de 15 kg , contre 3 kg pour les météorites pierreuses.

L’origine de ces « pierres de l’Espace » n’est pas la même que celle des météorites communes. Il ne s’agit pas de poussières laissées par une comète, mais il s’agit plutôt de petits rochers, de mini-astéroïdes,  qui ne se seraient jamais agrégés à une planète et qui errent. Finalement, leur voyage s’arrête sur Terre qui joue alors le rôle de « planète d’accueil ».

On prête souvent à ces objets une origine lunaire ou martienne, en expliquant que des impacts d’astéroïdes sur ces astres ont pu provoquer l’éjection de matières vers l’Espace. Sur 22000 météorites cataloguées, 19 seulement proviennent de Mars ou de la Lune ; les autres sont d’origine interplanétaire.

 

Globalement, les étoiles filantes, comme les bolides, font partie des phénomènes qu’on appelle des météores.

On dit souvent « filer comme un météore », et précisément, l’expression est trompeuse car elle ne comprend qu’une partie de ce que le terme recouvre. Un nuage est aussi un météore ! Un arc-en-ciel également, il reste pourtant fixe durant son existence.

L’étymologie du terme suffit à le définir : le mot grec « meteôra » désigne des choses élevées dans les airs. Les météores sont donc tous les phénomènes observés dans l’atmosphère.

L’évocation des quatre catégories de météores suffit à imaginer l’ampleur du sujet :

-         les hydrométéores regroupent les phénomènes constitués de particules d’eau, qu’elles soient liquides ou solides, en suspension ou en précipitation (nuages, bruine, pluie, brume -visibilité horizontale inférieure à 5 km -, brouillard – visibilité horizontale inférieure à 1 km -, la rosée, le givre , …)

-         les lithométéores constitués de particules solides telles que les sables, les poussières ou les cendres. Fumée, brume sèche, tourbillon de poussière, la chasse-poussière ou la chasse-sable – poussière ou sable soulevé par le vent –

-         les photométéores sont des phénomènes optiques. Provoqués par des réflexions, diffractions, réfractions ou interférences avec les lumières solaires ou lunaires, ce sont notamment : l’arc-en-ciel, le halo, la gloire – ensemble d’anneaux colorés vus sur un nuage, autour de l’ombre d’un observateur -, le rayon vert.

-         Les éléctrométéores : manifestations visibles ou audibles de l’éléctricité atmosphérique : orage dont foudre et tonnerre, feu de Saint-Elme, aurore polaire …

Ces météores, dont la liste suffit à faire sentir la charge poétique du sujet, ont été choisit par les organisateurs nationaux comme thème des Nuits des étoiles 2007.

Voilà une façon de vous annoncer, dès maintenant, notre grand rendez-vous traditionnel. La 17ème Nuit des étoiles de l’association A Ciel Ouvert se déroulera le samedi 11 août au terrain de sport de Génolhac. Nous aurons l’occasion de reparler de cette rencontre entre les amateurs du club et les curieux d’un soir, les découvreurs ou même ceux qui, plus expérimentés, pratiquent plus individuellement. C’est aussi l’occasion de partager notre ciel des Cévennes encore préservé des pollutions lumineuses, avec les touristes des villes ou des régions … que certains météores privent, souvent dans l’année, d’un ciel étoilé. 

  
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