Une deuxième vie pour des petits articles diffusés sur Radio 16 dans l'émission "Les Rendez-vous d'Uranie". ... Et finalement, quelques autres travaux sur l'astronomie.
Si nous parlons d’ovnis, je suis sur que je ne laisserai pas grand monde indifférent … alors nous allons parler aujourd’hui de PAN et de l’organisme national chargé de les étudier : le GEIPAN.
Le GEIPAN est le Groupe d’Etudes et d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés. Structurellement, le GEIPAN dépend du CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) et son histoire est aussi mouvementée que le sujet est brûlant. Elle commence en 1977 avec l’ouverture du GEPAN par la direction générale du même CNES. Attention : l’acronyme sonne pareil, mais l’écriture est différente ! Développant des méthodes indépendantes, le GEPAN va, petit à petit, s’éloigner de sa mission originelle. Il se penche notamment sur l’étude des témoins et l’environnement psychosocial des phénomènes. Les avis très modérés du GEPAN provoquent des réactions hostiles de l’opinion publique et l’organisme est mis en sommeil à partir de 1983. En 1988, le GEPAN est remplacé par le SEPRA (Service d’Expertise des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques) dont les missions se resserrent autour du suivi des rentrées atmosphériques de satellites et autour de la collecte d’informations sur les phénomènes non-identifiés à la seule destination des organismes de recherche. L’information au public disparaît de ses attributions. Cependant, son directeur, Jean-Jacques Velasco prend des positions favorables à l’origine extra-terrestre des PANs et le CNES, irrité, supprime le SEPRA.
Dès 2005, le CNES donne jour au GEIPAN avec pour missions de :
Le GEIPAN est placé sous l’égide d'un Comité de pilotage indépendant : le COPEIPAN (Comité de Pilotage des Etudes et de l'Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) qui donne au CNES ses recommandations sur les orientations et le fonctionnement du GEIPAN.
Présidé par Yves SILLARD, ancien Directeur Général du CNES, il comprend 15 membres représentant :
les autorités civiles et militaires françaises : Gendarmerie, Police, Sécurité civile, DGAC, Armée de l’air
le monde scientifique : CNRS, Météo France, CNES
Le CNES y est représenté par le Directeur adjoint du CST (Centre Spatial de Toulouse), le Directeur de la communication et le chargé de mission éthique. »
La présentation que le GEIPAN s’est donné sur son site Internet donne le ton de son détachement vis-à-vis de toute interprétation non « académique » des PANs :
« Depuis la nuit des temps, les hommes regardent avec intérêt, voire avec effroi, les phénomènes de tous types observables dans le ciel. Et depuis la nuit des temps, les manifestations du ciel font l'objet des interprétations les plus diverses, basées sur la croyance en des entités supérieures ou des puissances divines. Ainsi par exemple, dans la mythologie grecque, les phénomènes naturels tels que le vent, l'orage, la foudre étaient provoqués par les dieux qui manifestaient leur approbation ou leur colère vis-à-vis des agissements du commun des mortels.
Grâce à ses recherches et à ses découvertes, l'homme a pu démystifier bon nombre de ces phénomènes et approfondir la connaissance de son environnement. Mais l'apparition, au XXème siècle, de nouvelles techniques, de nouveaux moyens d'exploration, et par conséquent, de nouveaux engins circulant dans l'espace, a suscité de nouvelles interrogations.
Répondre aux interrogations et aux attentes de la population face aux phénomènes aérospatiaux non identifiés (Pan), est ainsi l'une des missions confiées au Geipan. »
Malgré cette froide neutralité, le site Internet est tout à fait intéressant pour deux raisons :
D’abord, il a vocation à mettre en ligne l’ensemble des enquêtes « ovni » effectuées depuis plus de trente ans.
Ensuite, il propose trois formulaires qui normalisent les dépôts d’observations. Le premier est pour les aéro-club, le second pour tous les témoins et le troisième pour les astronomes amateurs.